CINÉ-CLUB DE LA TRINITÉ
Les grands films du XXe siècle
En 1995, le pape Jean-Paul II a demandé à l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour les communications sociales de célébrer le centenaire du cinéma. Cette année-là, ce même Conseil pontifical a élaboré une liste de quarante-cinq films, connue sous le nom de la « liste de films du Vatican ». Cette liste comporte trois grandes catégories, « Religion », « Valeurs morales » et « Art », avec chacune une liste de quinze films qui, selon les auteurs de la liste, s’expriment le mieux dans ces trois catégories.
Dans le sillage de cette liste, nous vous proposons d’explorer l’œuvre du grand cinéaste iranien Abbas Kiarostami dans le cadre du Ciné-club de la Sainte-Trinité. Programmé et animé par Bertrand Bacqué, enseignant en cinéma et diacre permanent. La projection sera suivie d’un débat.
Le cinéaste
A mi-chemin entre Orient et Occident, tradition et modernité, fiction et documentaire, l’œuvre cinématographique d’Abbas Kiarostami (1940 – 2016) est l’une des plus importantes du XXe siècle. Poète, photographe et cinéaste, il a fait ses premières armes dans la publicité avant de travailler pendant dix ans pour le KANUM (Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes) dans le cadre duquel il réalise de nombreux courts et moyens métrages qui sont autant de fables morales. La reconnaissance internationale viendra avec la « trilogie Koker » (Où est la maison de mon ami ?, 1987, Et la vie continue, 1992, Au travers des oliviers, 1994). Ten (2002) par son utilisation des petites caméras marquera un véritable tournant dans sa carrière. Nous parcourons l’ensemble de son œuvre en insistant sur ses principaux longs métrages.
Les films
Où est la maison de mon ami (1987, Iran, 87’)
Dans une campagne iranienne baignée de soleil et de poussière, le petit Ahmed découvre par erreur qu’il a emporté le cahier de son camarade Mohammad. Problème : si Mohammad ne rend pas ses devoirs demain, il sera exclu de l’école ! N’écoutant que son cœur et bravant l’autorité des grands, Ahmed s’élance à travers les collines pour rapporter le précieux cahier.
C’est le début d’une odyssée enfantine irrésistible, drôle et profondément touchante. Abbas Kiarostami filme cette quête à hauteur d’enfant avec une tendresse infinie, transformant un simple village labyrinthique en un terrain d’aventure captivant. On trépigne avec le jeune héros, on sourit de l’obstination des adultes et on s’émerveille devant cette amitié pure et lumineuse. Un chef-d’œuvre de bienveillance, rempli d’humanité et de poésie, qui réchauffe le cœur et redonne une foi inébranlable en la solidarité. Un bijou absolu à revoir d’urgence !